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Vous avez dit “IG BAS” ? 

IG BAS est un programme minceur et santé basé sur la notion d’Index Glycémique (IG). Pour comprendre cette notion fondamentale, il faut partir de ce que nous mangeons, et particulièrement des sucres (= glucides).

L’impact des glucides sur le taux de sucre sanguin

Les glucides (amidon des pommes de terre ou des pâtes, saccharose dans les bonbons…) ont un rôle purement énergétique dans l’organisme : une fois avalés, ils sont dégradés en petites molécules de glucose par les enzymes digestives avant d’être absorbés au niveau de l’intestin grêle. Ce glucose passe ensuite dans le sang, ce qui fait monter la glycémie (le taux de sucre dans le sang).

L’assimilation des glucides fait intervenir une hormone : l’insuline (sécrétée par le pancréas), dont le rôle est de faire revenir la glycémie à un taux d’environ 1 g/litre. Sans sécrétion d’insuline, le glucose ne peut pas être assimilé par les cellules de l’organisme (c’est ce qui se passe par exemple en cas de diabète de type I).

Tous les aliments contenant des glucides n’agissent pas de la même façon au niveau sanguin : certains font élever la glycémie de façon importante (et sécréter davantage d’insuline), d’autres beaucoup moins ! L’index glycémique (IG) est une valeur qui permet de classer les glucides selon leur capacité à élever la glycémie, et donc leur capacité à stimuler la sécrétion d’insuline.

IG BAS = faible impact sur la glycémie

IG ÉLEVÉ = impact élevé sur la glycémie

Comment l’IG est-il calculé ?

En France, un aliment de référence est retenu : le glucose. Son index glycémique est arbitrairement fixé à 100. Des mesures sont effectuées pour tous les autres aliments, qui se voient attribuer un index comparativement au glucose. Tous les glucides sont ensuite positionnés sur une échelle allant de 0 à 100, en fonction de la hausse de la glycémie après leur consommation.

Par exemple, les pommes de terre ont un IG élevé (IG > 70) par rapport aux lentilles (IG = 30), car elles font davantage monter la glycémie après leur ingestion. La sécrétion d’insuline qui s’ensuit est donc plus importante avec des pommes de terre qu’avec des lentilles.

La classification des IG

IG très bas :  < 35

IG bas : 35 < IG < 50

IG moyen : 50 < IG < 70

IG élevé : IG > 70

 

L’IG nous renseigne donc sur la qualité d’un aliment glucidique (pas sur sa teneur en glucides) : plus son IG est élevé, plus il stimule la sécrétion d’insuline.

Que deviennent les glucides ?

S’il n’est pas utilisé immédiatement, le glucose est mis en réserve dans le foie sous forme de glycogène, ou transformé en graisse de stockage dans le tissu adipeux. Et c’est là que le processus devient intéressant : lorsqu’on consomme trop souvent et en grande quantité des aliments à index glycémique élevé, le pancréas finit par sécréter beaucoup d’insuline. Or, cette hormone est également impliquée dans le stockage des graisses. Sous l’action de l’insuline, la lipolyse, processus qui permet de brûler les graisses, est bloquée ! Les graisses provenant de l’alimentation sont alors stockées sous forme de « triglycérides » dans les réserves graisseuses au lieu d’être utilisées comme carburant. C’est ce mécanisme qui aboutit à la prise de poids sur le long terme… L’objectif de ce programme minceur à IG bas consiste donc à limiter la production d’insuline pour inverser la tendance et se débarrasser des kilos en trop !

Plus de pep’s et moins d’envies de sucre !

Le pic d’insuline créé par les aliments à index glycémique élevé est suivi d’une baisse brutale de la glycémie (hypoglycémie), ce qui entraîne généralement des compulsions sucrées ou d’affreuses fringales dont on peut difficilement se défaire sans avoir englouti la moitié d’un paquet de biscuits ou la plaquette de chocolat qui traînait dans le placard…

Cette baisse de la glycémie entraîne aussi souvent un coup de pompe à distance des repas. Voilà pourquoi, après avoir mangé des tartines de confiture au petit déjeuner (IG élevé), on se retrouve vers 11 heures complètement vidée d’énergie !

On brûle les graisses, pas les muscles !

L’insuline active un processus appelé « lipogenèse », terme barbare qui signifie tout simplement « fabrication des graisses » et bloque la « lipolyse », qui est le processus inverse. Autrement dit, les IG élevés favorisent le stockage (et la formation des petits bourrelets disgracieux) alors que les IG bas auraient plutôt un effet « brûle-graisse » ! Avec les IG bas, c’est bien de la graisse que vous perdez, pas de l’eau et du muscle, comme c’est souvent le cas avec certains régimes !

Comment les IG bas nous protègent-ils ?

Les aliments à IG bas limitent les sécrétions abusives d’insuline et préservent ainsi le pancréas sur le long terme. Les risques de développer un diabète sont donc réduits. Côté cœur, grâce aux IG bas, le taux de mauvais cholestérol (celui qui a tendance à encrasser nos artères) est diminué, tout comme le risque de développer une maladie cardio-vasculaire. Il ne vous reste plus qu’à troquer votre vieille baguette insipide (IG > 70) par un bon pain complet au levain (IG = 45 à 50), riche en parfums, à la mie moelleuse et à la croûte bien croustillante !

Mieux dans ma peau, en triant les glucides…

Une peau lisse, un teint lumineux, sans petits boutons ni points noirs… Le rêve de toute femme ! Bonne nouvelle : la solution est à portée de main car le coupable n’est ni le beurre ni le chocolat, mais encore une fois… l’insuline ! Sécrétée en quantité importante, elle accentue la production de sébum, point de départ de l’acné et autres petits boutons disgracieux.

Vous êtes souvent ballonnée ? Votre transit est tantôt au point mort, tantôt débridé ? Voilà des symptômes qui peuvent nettement s’améliorer en adoptant une alimentation à IG bas sur le long terme ! Si vous troquez les céréales raffinées par des céréales complètes et des légumes verts, vous consommerez plus de fibres (prébiotiques qui nourrissent les « bonnes bactéries » intestinales), de magnésium et d’oligoéléments… Votre ventre va retrouver le sourire et vous aussi !